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Production extensive de viande au pâturage 20 ans d'essais dans le Jura Le niveau de chargement sur les exploitations d'estivage tend à diminuer. La baisse du cheptel laitier et la pression économique qui affectent ce secteur expliquent en partie cette évolution. Le risque de voir des surfaces marginales tomber à l'abandon est bien réel, principalement dans les Alpes mais également sur l'Arc jurassien. Pour limiter ce phénomène, il est important de développer de nouvelles formes de production. En
collaboration avec Agroscope Liebefeld-Posieux et l'ADCF, Agroscope Changins-Wädenswil
organise le 28 juin une journée d'information qui reprendra l'essentiel des résultats
obtenus entre 1990 et 2006 sur le site de La Petite Ronde. Cette
exploitation d'estivage est depuis longtemps tournée vers l'engraissement
extensif au pâturage (principalement
des bœufs mais aussi des vaches-mères).
Cette forme de production représente une alternative intéressante pour les
exploitations des zones marginales, surtout pour celles qui abandonnent la
production laitière. Au
cours de ces 15 dernières années, différents essais menés par Agroscope ont
permis de cerner l'effet du niveau de chargement, de la vitesse de rotation et
du système de pâture sur la durée d'estivage, l'évolution de la végétation
(résumé), les performances
animales ou encore la qualité de la viande. Les
observations de Jacques Troxler montrent que la
composition botanique à La Petite Ronde est restée très stable, indépendamment
du niveau de chargement. Lorsque la charge en bétail est faible (de l'ordre de
0,6 UGB/ha), il est impératif d'augmenter le nombre de parcs (au moins 6) et
d'avancer fortement la date de la mise à l'herbe. (résumé)
Avec des pressions de pâture très faibles, le risque de développement de
buissons est cependant resté très limité. Selon l'antenne romande du WSL
(Institut fédéral de recherches sur la forêt) qui a étudié ces aspects, la
densité de la végétation et la profondeur des sols sont deux facteurs qui
limitent l'installation d'arbustes. André
Chassot présentera les résultats obtenus sous
l'angle des performances animales. Il évoquera en particulier l'effet du
type d'animal et du niveau de chargement sur les accroissements. Les essais
montrent qu'il est possible d’obtenir de bons accroissements sur des pâturages
extensifs, mais l'offre en herbe doit être suffisante. Par ailleurs, une
finition des animaux est généralement nécessaire pour obtenir une qualité de
carcasse conforme aux attentes du marché (résumé). Bernard
Jeangros discutera les résultats d'essais de lutte contre les chardons et les vératres.
Dans ce dernier cas, l'évolution du nombre de plantes n'a pas été influencée
par les différents niveaux de chargement (résumé).
Enfin, une étude de longue durée nous a permis de mettre en évidence l'effet
de la fumure PK. Il se
confirme par exemple que la suppression d’une fertilisation complémentaire PK
a un effet dépressif sur la proportion de légumineuses (résumé). Pour
avoir une chance de s'imposer, les systèmes proposés doivent être rentables.
Cette question délicate sera traitée par Philippe Jacot (CNAV), qui procédera
à l'analyse économique des différents systèmes étudiés. La journée entend
montrer qu'il est possible de maintenir en montagne un paysage ouvert et de répondre
en même temps aux attentes des consommateurs en produisant une viande de qualité. La
journée du 28 juin est gratuite; elle s'adresse autant aux agriculteurs/trices
qu'aux vulgarisateurs. Il n'est pas nécessaire de s'inscrire. Possibilité de
se restaurer sur place. Marco
Meisser - Agroscope Changins-Wädenswil
ADCF - Nyon - le 04.12.2006
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